Société astronomique de Genève

Société astronomique de Genève

 

Société astronomique de Genève.

Visite conduite par

Marc Dumas,

président,

Ekatarina Plys,

co-animatrice du projet Astra,

Alexandre Pozzi,

co-animateur du groupe Juniors,

et

Éric Zbinden

démonstrateur

 

Jeudi 15 janvier 2026 à 18 h 30,

Société astronomique de Genève

6 rue des Terreaux-du-Temple

Places limitées! Inscriptions obligatoires et uniquement à l’adresse info@shag-geneve.ch

La fondation de la Société Astronomique Flammarion de Genève (SAFG) remonte au 9 février 1923. Elle fut alors portée par une quarantaine d’astronomes amateurs dont 20 % de femmes. L’Europe étant à peine sortie du cauchemar de la Grande Guerre et de l’épidémie de grippe espagnole, c’était un projet audacieux. La mission première de la Société Astronomique

Flammarion de Genève est stipulée à l’article 1, alinéa 2 des statuts du 8 mars 1923 : « Elle est instituée pour concourir à la diffusion de l’astronomie et de toutes les sciences qui s’y rattachent. Elle s’inspire, dans la poursuite de ce but, de l’esprit et des méthodes de Camille Flammarion. »

Une personnalité a porté très haut les couleurs de la Société Astronomique de Genève (SAG): le Dr. Maurice du Martheray. Dentiste et observateur infatigable, il représenta une personnalité hors du commun. L’acuité de ses observations est documentée par d’innombrables dessins de haut vol. Ces précieuses archives sont aujourd’hui conservées au Musée d’Histoire des Sciences (MHS). L’installation de la SAFG – devenue la SAG – aux Terreaux-du-Temple ainsi que le cheminement parcouru sera abordé dans le cadre de cette visite. De même, il sera évoqué l’évolution des techniques qui ont profondément remanié les méthodes des astronomes amateurs – ceci, alors même que l’intégrité du ciel ne cesse de subir, au même titre que la biodiversité et le climat, les dégâts de notre mode de vie moderne.

Les juniors de la Société ont un rôle à jouer dans la relève de la SAG, et notamment celui de remettre en question le mode de fonctionnement des amateurs dans la quête de nos origines dans un Univers qui n’a pas fini de nous surprendre. L’importance de l’intégration des femmes est le point d’orgue du projet Astra qui donne la parole à des astrophysiciennes et intègre la dimension de la création artistique. L’objectif est de proposer à de jeunes femmes en formation une ouverture sur le monde de la création scientifique.

Toute personne que le sujet intéresse est la bienvenue.

 

 

Présence féminine au panthéon de Genève: une visite du cimetière de Plainpalais

Présence féminine au panthéon de Genève: une visite du cimetière de Plainpalais

Présence féminine au panthéon de Genève:

une visite du cimetière de Plainpalais

Conduite par

Madame Clarissa Yang

Collaboratrice scientifique à la Maison de l’histoire

et

Madame Jade Sercomanens

Collaboratrice scientifique

 

Samedi 1er novembre 2025 à 10 h 00,

Cimetière des Rois

Rue des Rois 10, 1204 Genève. Devant la chapelle funéraire du cimetière de Plainpalais

Le cimetière de Plainpalais est souvent considéré comme le panthéon de Genève. Fondé à la fin de la période médiévale, il sert d’abord à l’inhumation des pestiférés. Ce site devient ensuite, sous la direction de l’Hôpital général, le principal espace funéraire de la République protestante à l’époque moderne. Au cours du XIXe siècle, la gestion des défunts est transférée aux autorités municipales. L’augmentation du coût des concessions restreint l’accessibilité des «Rois», remplacé progressivement par le cimetière de Saint-Georges, fondé en 1883. Le site historique se réserve aujourd’hui aux élites urbaines et aux personnalités illustres

Ce cimetière compte actuellement près de 300 tombes et monuments funéraires pour environ 600 personnes inhumées, dont de nombreux magistrats, artistes et membres de familles patriciennes. Le cimetière conserve ainsi un riche patrimoine qui témoigne des transformations majeures de l’histoire de Genève. Si les femmes représentent 44% des personnes inhumées, leur présence reste encore peu valorisée. Retracer leur présence et leur commémoration offre un angle original à l’histoire du cimetière et des pratiques funéraires. Elle éclaire également les enjeux contemporains autour de la construction d’une mémoire collective dans un site historique. Cette visite propose donc de redécouvrir le cimetière de Plainpalais depuis une perspective genre à partir de quelques sépultures féminines.

 

Depuis 2024, sous l’impulsion du Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire de la Ville de Genève, la Maison de l’histoire travaille à réactualiser l’histoire du cimetière de Plainpalais à travers un projet de recherche réunissant historien-ne-s, spécialistes du patrimoine, artistes et archivistes. Les premiers résultats ont été présentés au cours d’une soirée et d’une journée d’étude en automne 2024. Une publication collective est prévue pour 2026. 

 

Toute personne que le sujet intéresse est la bienvenue.

 

 

Casanova à Genève. Un libertin chez Calvin

Casanova à Genève. Un libertin chez Calvin

 

Casanova à Genève.

Un libertin chez Calvin

Visite guidée conduite par

Madame Corine Borel

Commissaire de l’exposition et

adjointe scientifique au Musée d’art et d’histoire

et

Monsieur Flávio Borda D’Água

Conservateur adjoint responsable des Délices de Voltaire

 

Jeudi 4 décembre 2025 à 18 h 30,

Musée d’art et d’histoire

2 rue Charles-Galland

À l’occasion du 300e anniversaire de la naissance de Giacomo Casanova (1725-1798), le MAH propose une exposition temporaire intitulée «Casanova à Genève. Un libertin chez Calvin». C’est l’opportunité de faire revivre cette figure emblématique du XVIIIe siècle, brillant chevalier d’industrie passé à la postérité comme l’incarnation du séducteur aux innombrables conquêtes féminines. Tour à tour abbé, violoniste, joueur, occultiste, franc-maçon, entrepreneur, diplomate ou espion, mais également homme de lettres prolifique, le Vénitien a parcouru l’Europe entière, fréquentant les salons des élites comme les mauvais lieux et rencontré la plupart des célébrités, artistes et écrivains de son temps.

Le scénario de l’exposition s’appuie directement sur les Mémoires qu’il rédige au soir de sa vie, alors qu’il s’ennuie au château de Dux (Duchcov, Tchéquie), où le comte de Waldstein lui a offert le poste de bibliothécaire. Rédigée en français – la langue véhiculaire et diplomatique de l’Europe du XVIIIe siècle –  l’Histoire de ma vie passionne en tant que «roman vécu», mais aussi comme véritable «encyclopédie du XVIIIe siècle». Si le récit de Casanova doit sa célébrité à la description circonstanciée de ses intrigues galantes, il constitue aussi un témoignage de première main sur la société et les mœurs de l’Europe des Lumières, permettant de contextualiser les œuvres présentées grâce à de nombreuses citations et anecdotes.

Tout en évoquant certains attendus autour du personnage, l’exposition met plus spécifiquement l’accent sur les rapports du Vénitien avec la Cité de Calvin : au cours de ses pérégrinations, celui-ci s’est en effet arrêté par trois fois à Genève (1750, 1760, 1762). La ville, qui connaît alors une économie prospère et un rayonnement culturel exceptionnel, sert de cadre à quelques épisodes marquants de sa vie, notamment sa séparation avec Henriette, son grand amour, ou ses joutes oratoires avec Voltaire aux Délices. Nourrie par le riche fonds d’œuvres du MAH et par de prestigieux emprunts que ce soit dans les institutions genevoises et à l’étranger, cette exposition sera l’occasion de découvrir de nombreuses pièces inédites.

 

 

Toute personne que le sujet intéresse est la bienvenue.

 

 

Pleins feux sur un brillant cadeau diplomatique: l’orfèvrerie de l’Alabama

Pleins feux sur un brillant cadeau diplomatique: l’orfèvrerie de l’Alabama

Pleins feux sur un brillant cadeau diplomatique:

l’orfèvrerie de l’Alabama

Visite conduite par

Madame Gaël Bonzon

Historienne de l’art

 

Jeudi 20 novembre 2025 à 18 h 45,

Espace culturel GamMAH, 5 Promenade du Pin

Le 14 septembre 1872, Genève est le théâtre d’un événement d’une grande portée historique. Le tribunal arbitral, chargé, à l’Hôtel de Ville, de trancher l’épineux litige américano-anglais de l’Alabama, rend enfin sa sentence. La Grande-Bretagne se voit ainsi condamnée à verser aux États-Unis une lourde indemnité pour avoir manqué à ses obligations internationales de stricte neutralité durant la guerre de Sécession. Le jugement stipule qu’elle s’est commise avec les rebelles sudistes, leur fournissant différents navires corsaires, dont le fameux Alabama.

Après ce médiatique arbitrage international, qui a largement contribué à l’image de marque de Genève, de fastueux présents sont remis aux trois arbitres en reconnaissance de leur participation au règlement pacifique de ce différend.

Cette intervention portera sur l’ensemble d’orfèvrerie décerné à l’arbitre suisse : seront évoquées les circonstances de sa donation à la Ville de Genève, sa composition, son iconographie et l’admirable travail de restauration dont il a fait l’objet.

 

Gaël Bonzon, historienne de l’art, est attachée au domaine Arts appliqués du Musée d’art et d’histoire (MAH) depuis 1999. Forte d’une expérience pluridisciplinaire dans les arts appliqués, elle est l’auteur de plusieurs publications et spécialisée dans les périodes Art nouveau et Art déco. Elle a notamment présenté au printemps 2023 une exposition consacrée à l’artiste d’origine genevoise Jean Dunand.

 

Toute personne que le sujet intéresse est la bienvenue.

 

 

Patek Philippe Museum

Patek Philippe Museum

Patek Philippe Museum

Une visite conduite par

Madame Hélène David

Collaboratrice scientifique

 

Samedi 7 juin 2025 à 10 h 00,

Patek Philippe Museum

7, rue des Vieux-Grenadiers

Le Patek Philippe Museum est un musée privé dont le projet est lancé en 1989  à l’occasion du 150e anniversaire de la fondation de la manufacture Patek Philippe. Une exposition a alors lieu dans les murs du Musée de l’Horlogerie et de l’Émaillerie, regroupant 500 montres de la collection privée de Philippe Stern. Le Musée ouvre en 2001 et retrace cinq siècles d’histoire de la montre. Il est abrité dans un bâtiment industriel en pierres de taille des années 1920, affecté dès les origines aux domaines de l’orfèvrerie et de l’horlogerie.

Présentant l’une des collections horlogères les plus importantes et les plus prestigieuses au monde, Patek Philippe Museum témoigne d’une histoire unique qui se développe en Europe, plus particulièrement en Suisse, et dont Genève devient très tôt un centre majeur : celle de la mesure du temps racontée par les garde-temps portatifs. Les automates et les portraits miniatures sur émail reflètent l’âge d’or de la Fabrique genevoise, à la pointe de l’innovation et des techniques d’orfèvrerie. Un étage du Musée propose enfin un panorama de la production de Patek Philippe, depuis sa création jusqu’à 2014, héritière des savoir-faire suisses et genevois tant en matière d’horlogerie de précision que de haut artisanat. 

 

Docteure en histoire des idées du XVIIIe siècle, Hélène David fait partie de l’équipe en charge de la mise en valeur des collections du Musée depuis 2018. Elle est responsable des portraits miniatures sur émail depuis 2020. L’audioguide en est bientôt achevé et devrait être disponible lors de cette visite.

 Inscription obligatoire jusqu’au 4 juin 2025, uniquement à l’adresse info@shag-geneve.ch

 

 

Musée des Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation

Musée des Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation

Musée des Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation

Une visite conduite par

Madame Marianne Papaioannou-Hofer et Monsieur Rémy Mattenberger

Archiviste et ancien archiviste

 

Samedi 14 décembre 2024 à 10 h 30,

36, rue du Stand

Les archives des Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation sont devenues un musée dès 1926 à l’initiative du premier archiviste de la société Ernest Naef.

Le nom des Exercices désignait dès le XVe siècle les corporations à caractère militaire instituées à Genève pour la défense de la cité. Elles étaient placées sous le contrôle de la Seigneurie, autorité politique de l’époque.
À l’origine les archers, arbalétriers, piquiers et hallebardiers formaient l’essentiel des combattants. Mais dès le XVIe siècle, les armes à feu commencèrent à être utilisées à des fins militaires et s’imposèrent progressivement. La société dite des «Exercices de l’Arquebuse» (1474) a fusionné en 1858 avec celle de «la Navigation» (1677) pour devenir les Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation. Se livrant à l’art du tir, les Exercices restent auréolés d’un passé intimement lié à celui de Genève.

Il sera évoqué l’origine de toponymes qui nous sont bien connus : le Pont de la Coulouvrenière, le Cimetière des Rois, la rue du Stand et  la rue du Tir. Par ailleurs, l’Hôtel de l’Arquebuse qui a été construit en 1899 abrite les collections de prix de tir prestigieux, de documents historiques et d’armes anciennes, autant de témoins d’un passé glorieux. La majestueuse salle des Rois est ornée d’une magnifique frise d’Edouard Castres illustrant la vie de la société.

 

 

Toute personne que le sujet intéresse est cordialement invitée.